Une mise en confiance

Ne retiennent-ils vraiment rien ?

C’est une rengaine bien connue … les élèves ne retiennent pas grand chose ou plutôt ils oublient vite ! Eux mêmes en sont persuadés surtout si l’année précédente a été ponctuée d’échecs et qu’on leur a répété qu’ils n’apprenaient pas assez leurs leçons.
Le premier cours est important nous dit on. Il faut poser son autorité pour être tranquille toute l’année. Certes il faut poser le cadre, mais j’ai envie de dire qu’il faut surtout mettre en confiance. La confiance, c’est vrai, passe par un cadre de travail assuré pour tous. Elle passe aussi par la prise de conscience par tous de son potentiel, même si on est en échec.
Comme beaucoup, j’aime prendre le pouvoir dans ces premières heures mais j’ai aussi envie que mes élèves prennent le pouvoir sur leurs inhibitions et entrent dans une dynamique constructive quelque soit leur passé scolaire.

Chaque élève a devant lui une demi-feuille. “Quand vous pensez mathématiques, vous pensez à ….” Ecrivez le maximum de mots.
Les élèves s’affairent… tous. Personne n’a devant lui une feuille vierge. Nous réalisons une synthèse collective.
En 10 minutes (temps d’écriture individuelle + synthèse collective ), nous obtenons la production de classe (la première de l’année) suivante :

IMG_0164.JPG

Avec 5 minutes de plus, nous remplissions un second tableau. 90% des élèves sont allés écrire au moins un mot… Tous ont bien un lien avec les mathématiques, beaucoup d’ailleurs viennent du vocabulaire vu en 6ème. Et quand on y regarde bien, les élèves ont globalement bien orthographié ces mots.
La prise de conscience collective et individuelle que, finalement, beaucoup de choses sont restées et se sont imprimées dans la mémoire est un des objectifs. Les élèves qui ont vécu une année de 6ème difficile, sont dans un premier temps restés cachés, laissant les plus à l’aise (et donc en confiance) démarrer cette pieuvre… puis se sont lancés et ont pu apporter leur pierre à la création collective.

Si on observe les mots ainsi déployés, on remarque qu’il s’agit beaucoup de vocabulaire(parallèles, losange …) ou de techniques (opérations…). Peu de mot sur les démarches. Seul le mot ” problème” apparaît… Au travail maintenant sur une base finalement pas si molle (qui a dit qu’il fallait faire des révisions ?)… à moi d’associer les mots “recherche” , “essais”, “tâtonnement” et “création” à cette pieuvre collective.

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