Sixième coopérative : 1. Le travail individualisé

Ce billet est le premier d’une série présentant le fonctionnement de la 6ème coopérative que nous avons mise en place au collège. Si les élément sont présentés séparément, il faut garder à l’esprit que c’est la cohérence des dispositifs qui nous paraît pertinente. 
1. Le travail individualisé

Dans la globalité du fonctionnement de la classe de 6ème coopérative, la séance de travail individualisé est un moment important dans la semaine au niveau de la personnalisation. Pilotée par le plan de travail personnel, elle permet d’être au plus près des besoins des élèves tout en développant leur autonomie et en favorisant la coopération.

Chaque jeudi matin, la classe possède dans son emploi du temps un créneau de 2h commun avec une autre classe de 6e. Il est encadré par le professeur de mathématiques et de français des deux classes (ce sont les mêmes). Un professeur des écoles et un professeur de maths viennent en renfort sur ce moment grâce aux moyens “éducation prioritaire”.

Le plan de travail

Chaque élève possède un plan de travail personnel pour une période de 3 semaines. Il le remplit en début de période avec un degré de guidage variable selon son degré d’autonomie. Ce Plan de Travail est commun au Français et aux Mathématiques et permet de planifier le travail à faire sur la période dans ces deux disciplines. Le travail à faire est donc différent selon les élèves.

Capture d’écran 2014-12-21 à 20.04.55

Il comporte :

– une partie “Français”

– une partie “mathématiques”

Ces deux parties sont liées aux ceintures d’évaluation dans les deux matières (déjà évoquées dans ce blog et qui feront l’objet d’un billet spécifique sur l’évaluation dans la 6ème coopérative).

– un volet coopération

– un cadre “lecture” pour rendre compte d’une lecture personnelle durant la période de trois semaines

– une partie pour l’évaluation globale du travail de la période

Une fois le plan de travail rempli, chaque élève peut donc se mettre au travail en fonction de ce qu’il a planifié (seul ou avec l’enseignant).

Il peut se déplacer pour aller chercher les fichiers d’exercices correspondant à son travail (rangés dans des boîtes thématiques), des problèmes ouverts ou tâches complexes mais aussi les tablettes pour s’entraîner sur des exerciseurs.

Ce sont les élèves qui déterminent l’ordre de leur travail sur la période de 3 semaines.

Un “sonomètre” permet de réguler en cas de bruit ou déplacements intenpestifs. Il comporte 3 niveaux :

– Déplacement et coopération autorisés

– Déplacement et coopération autorisés avec accord préalable du professeur.

– Pas de coopération, déplacements autorisés avec accord préalable du professeur.

Posture des enseignants

Lors des heures de Travail Individualisé, il y a donc deux enseignants présents dans la salle. Nous avons pris le partie de rester à une table. Ce sont les élèves qui viennent nous voir en cas de nécessité ou pour faire valider un travail.
Il nous est apparu, pour avoir testé ce dispositif depuis 3 ans, que nous étions plus efficace dans l’aide de cette manière plutôt qu’en circulant de manière plus ou moins aléatoire dans la salle.
Les moments où l’élève vient nous voir est particulièrement riche :  il explique son travail, nous corrigeons ses erreurs de manière très personnalisée. Le nombre d’élèves qui attendent au bureau se limite à 3. Bien souvent, ceux qui attendent leur tour sont très attentifs à ce qu’il se dit et apprennent également.

Coopération ?

Lors de cette séance, la coopération est possible. Un élève qui aide doit avoir été reconnu compétent dans le domaine concerné.
Celui qui a besoin d’aide peut s’inscrire dans le tableau des demandes d’aide pour qu’un “tuteur” puisse venir l’épauler. Les élèves deviennent ainsi des ressources au sein du groupe. Cette coopération sert autant l’élève aidé que l’élève qui aide.

Bilan et évaluation

En fin de période, nous effectuons le bilan du travail. L’élève indique également sa lecture personnelle en donnant son avis sur ce qu’il a lu.
Lorsqu’un élève se sent compétent sur un domaine, il peut alors demander à être évalué.

L’évaluation est déconnectée de ce temps d’entraînement. En revanche, les critères doivent être clairs pour que l’élève puisse planifier et comprendre ce qu’il doit travailler. Dans ce fonctionnement, notes et moyennes ne sont pas pertinentes.
Conclusion

Ce créneau se veut un moment de travail calme et intense malgré l’autorisation des déplacements et de l’entraide. Les élèves y gagnent en autonomie. Après seulement quelques semaines, ils s’installent et, sans que nous n’ayons rien à leur dire, se mettent au travail. Ils savent ce qu’ils doivent faire.
Il est bien évident que cette individualisation n’a de sens que dans l’approche globale qui permet aussi dans la semaine des moments collectifs.

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